Histoire

Comprendre ce que documentent ces photographies : la Libération de la Belgique et la Bataille des Ardennes.

Cette page rassemble les faits qui donnent leur contexte aux images de la galerie. Elle s'enrichira au fil du travail de recherche documentaire mené en parallèle des prises de vue, et, à terme, d'une section consacrée à la Première Guerre mondiale sur le sol belge et français.

L'invasion et l'occupation (1940-1944)

Le 10 mai 1940, l'Allemagne envahit la Belgique malgré sa neutralité. Après dix-huit jours de combats, l'armée belge capitule le 28 mai. Le pays reste occupé pendant plus de quatre ans, sous administration militaire allemande. Plus de 25 000 Juifs résidant en Belgique sont déportés vers les camps d'extermination depuis la caserne Dossin à Malines ; environ un millier d'entre eux survivent. Une partie des soldats et des civils belges rejoignent l'Angleterre pour former les Forces belges libres, aux côtés du gouvernement belge en exil.


La Libération (septembre 1944)

Le 2 septembre 1944, les premières troupes américaines, la 2ᵉ division d'infanterie, franchissent la frontière belge près de Chimay, dans le Hainaut. Le lendemain, 3 septembre, Bruxelles est libérée par la 2ᵉ Armée britannique, accompagnée de la Brigade Piron belge. Anvers est libérée le 4 septembre par la 11ᵉ division blindée britannique, avec l'aide de la résistance locale, qui empêche la destruction des infrastructures portuaires. En l'espace de deux semaines, la quasi-totalité du territoire belge est libérée.

Le port d'Anvers, bien que libéré, reste inutilisable par les Alliés tant que l'estuaire de l'Escaut n'est pas dégagé des forces allemandes. La bataille de l'Escaut, menée principalement par la Première Armée canadienne à partir d'octobre 1944, permet de rouvrir le port à la navigation alliée fin novembre, un enjeu logistique majeur pour la suite de la campagne.


La Bataille des Ardennes (décembre 1944 - janvier 1945)

Le 16 décembre 1944, l'armée allemande lance une contre-offensive de grande ampleur à travers la région boisée des Ardennes, en Belgique et au Luxembourg, son dernier effort majeur à l'Ouest. L'objectif : percer les lignes alliées et reprendre le port d'Anvers. C'est la plus grande bataille terrestre jamais menée par l'armée américaine.

La ville de Bastogne, carrefour routier stratégique, est encerclée par les forces allemandes fin décembre. La 101ᵉ division aéroportée américaine, qui en défend l'accès, refuse de se rendre, l'un des épisodes les plus connus de la bataille. Les combats se poursuivent dans des conditions hivernales extrêmes jusqu'à la fin janvier 1945, lorsque les lignes allemandes sont repoussées à leurs positions initiales. Plus de 19 000 soldats américains y perdent la vie.


Pourquoi cette mémoire continue de se transmettre

Chaque année, des cérémonies rassemblent à Bastogne les derniers vétérans encore en vie, leurs familles, des délégations officielles belges et américaines, et les associations d'histoire vivante qui font revivre cette période sur le terrain. Cette mémoire vivante, moins les récits eux-mêmes que la manière dont ils continuent d'être transmis physiquement sur les lieux mêmes des combats, est le sujet central de ce travail photographique.

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